Colloque cinéma iranien - Appel à communication

La réception du cinéma iranien dans le monde aujourd’hui

Colloque co-dirigé par Brigitte Gauthier (Directrice du Laboratoire SLAM) et Bahareh Ghanadzadeh Yazdi (Post-Doc SLAM)

Jeudi 3 mars et vendredi 4 mars 2022, en distanciel par Zoom

Le cinéma iranien n’est pas inconnu du public occidental. Durant ces dernières décennies, les noms de cinéastes importants tels que Sohrab Shahid Saless, lauréat de 12 prix dont l’Ours d’argent en 1975 pour le film Tabi’at bidjan [La nature sans vie], Abbas Kiarostami, lauréat de plusieurs prix dont la Palme d’or en 1997 pour son film Ta’mé Gilasse [Le goût de cerise] et Mohsen Makhmalbaf, lauréat d’une vingtaine de prix dont une Palme d’or pour son film Safar e Ghandehar [Voyage à Ghandehar], s’affichaient dans la presse cinématographique (Téléscope, 1992, 1994, à titre d’exemple, a publié des articles sur Abbas Kiarostami) et faisaient l’objet de tables rondes et d’émissions de radio (France Culture par exemple). Parallèlement, le nombre de thèses de doctorat portant sur ce sujet ne cesse de s’accroître en Europe et dans le reste du monde. En France, par exemple, pas moins de 26 thèses ont été soutenues en 2020-2021 dans différentes universités du pays, comme l’INALCO, Bordeaux ou Paris Nanterre. Cette reconnaissance a, de toute évidence, éclaté au grand jour dans la dernière décennie avec le succès remporté par le cinéaste Asghar Farhadi, lauréat de l’Oscar et de l’Ours d’or en 2011 pour le film Une séparation, succès qui fut suivi par l’Oscar remporté pour son autre film de 2016 Le client, et bien sûr par le Grand Prix du Festival de Cannes 2021 pour le film Un héros. D’autant plus que le cinéma iranien jouit d’une audience constante non seulement auprès des professionnels du cinéma, dans les festivals internationaux, mais aussi auprès du grand public.

On s’interrogera donc sur cette spécificité qui fait de la réception de ce cinéma un succès. Les questionnements sur la société iranienne au carrefour de courants de pensée de plus en plus contradictoires, souvent exacerbés, nous forcent à redéfinir nos propres valeurs, à remettre parfois en cause nos a priori idéologiques, à redéfinir notre rapport à la politique, au pouvoir, à la dimension religieuse de nos sociétés. Les champs disciplinaires où de telles interrogations peuvent s’inscrire sont nombreux. Les spécialistes de cinéma, de l’information et de la communication comme ceux de sociologie, d’Histoire et de sciences politiques y trouveront matière à discussion. Mais aussi les chercheurs en sciences du langage, en traduction audiovisuelle et en traductologie quand il s’agit de se pencher, par exemple, sur la complexité des transferts culturels dans les sous-titrages qui jouent un rôle crucial dans la réception du cinéma iranien auprès de tous les publics.

Plusieurs axes pourront ainsi être abordés, sans exclusion d’autres thématiques :

  • Le regard sur l’évolution de la scène politique iranienne à travers le choix des thématiques et des personnages du cinéma iranien.
  • Les problèmes de la société iranienne dans son cinéma à travers le prisme de cultures étrangères.
  • Le cinéma iranien en exil : quelles causes intellectuelles, artistiques et/ou politiques servent les cinéastes en dehors de leur pays ?

  • Le sous-titrage du cinéma iranien contemporain : transferts des realia, traduction des non-dits, de la litote, de la métaphore, etc.
  • Comment construire une histoire du cinéma iranien ?

Envoi des propositions

  • Date limite pour la soumission des propositions : 15 décembre 2022
  • Les résumés de propositions de communication (500 mots) en français et anglais seront accompagnés de 3 à 6 mots-clés et d’une brève bio-bibliographie de 10 lignes maximum. Ils devront être envoyés à Bahareh GHANADZADEH YAZDI et Brigitte GAUTHIER
  • Notification de l’acception des propositions : 30 janvier 2022
  • Langues du colloque : français et anglais

NB : Le lien zoom sera communiqué ultérieurement

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